L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Cameroun: Mila Assouté fustige le caractère corompu et tricheur du régime Biya
Ecrit par Chief Pierre Mila Assouté
06-01-2009
Message du Rassemblement Democratique pour la Modernité du Cameroun (RDMC) à l'attention :
1- DU PEUPLE DU CAMEROUN 2- DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION VERITABLE 3- DE LA JEUNESSE NATIONALE 4- DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE.
OBJET: NOMINATION DES MEMBRES D’ELECAM et FORFAITURE DE M. PAUL BIYA, PRESIDENT DU CAMEROUN.
ELECAM est voulu à l’origine comme un organe électoral indépendant créé par la loi n° 2006/011 du 29 décembre 2006, suite aux multiples contestations violentes des fraudes électorales antérieures reprochées au Parti au pouvoir le RDPC, présidé par M. Paul BIYA.
Monsieur Paul BIYA, Président de la République, vient de nommer plusieurs personnalités éminentes du bureau politique et du comité central de son Parti le RDPC au pouvoir, pour diriger ELECAM.
Cette nomination que le RDMC(Rassemblement Democratique pour la Modernité du Cameroun ) considère comme une véritable provocation, constitue une nouvelle marche dans l’escalade vers la violence politique dans notre pays qui aspire profondément à la paix.
Monsieur Paul BIYA en dessaisissant le Ministère de l’administration territoriale de ses prérogatives de gestion des élections, les a purement et simplement transférées au RDPC(Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais). En effet, par son décret no 2008/463 du 30 décembre 2008, il a mis en place une cellule constituée uniquement des cadres de son parti qu’il a rebaptisée ELECAM. Il viole ainsi délibérément en tous points, les dispositions de la loi n° 2006/O11 du 29 décembre 2006 et son décret d’application N° 2008/372 du 11 novembre 2008. En effet cette loi initiée par son gouvernement et votée par une Assemblée nationale au sein de la quelle son parti est largement majoritaire dispose en son article 8.:
« 1- Le Conseil Electoral comprend douze (12) membres, dont un (O1) Président et (01) Un Vice-président.
2- Les membres du Conseil Electoral sont choisis parmi les personnalités de nationalité camerounaise, reconnues par leur compétence, leur intégrité morale, leur honnêteté intellectuelle, leur sens patriotique, leur esprit de neutralité et d’impartialité.
L’article 13 de la même loi prévoit des incompatibilités dans les termes ci-après. Les fonctions de membre du Conseil Electoral sont incompatibles avec les fonctions ou qualité de: -Membre du gouvernement ou assimilé;
-Membre du Conseil Constitutionnel;
-Magistrat en activité
-Secrétaire Général de Ministère et assimilés;
- Directeur Général d’un établissement public ou d’une entreprise du secteur public ou parapublic;
-Directeur d’administration centrale et assimilés;
- Personne exerçant un mandat électif national, régional ou local;
- Gouverneur, Préfet et Sous-préfet et leurs adjoints, Chef de district en activité;
- Chef traditionnel;
-responsable des forces de maintien de l’ordre en activité
-personne inéligible ou frappé d’incapacités électorales;
-candidat aux élections contrôlés par Elections Cameroun;
-membre d’un parti politique ou groupe de soutien à un parti politique, à une liste de candidats ou à un candidat; »
Or, les personnes désignées par M. BIYA ont une affiliation politique non dissimulée et des responsabilités au sommet dans son parti. Un tel recul démocratique après tant d’efforts de lutte politique qui a laissé des centaines de morts sur le carreau pour la liberté et la démocratie est inacceptable au RDMC. Nous nous réservons le droit de demander en temps opportun à notre peuple et aux partis politiques de l’opposition véritable, de nous y opposer de toute notre énergie et de tous nos moyens. La communauté internationale est ainsi informée qu’une telle forfaiture, après les massacres de plus d’une centaine de nos fils et filles en février 2008, pour assouvir un dessein personnel d’une modification constitutionnelle qui vise le même but que cette nomination, -(celui de s’imposer éternellement au pouvoir)- nous oblige à un devoir de résistance qui devient un droit.
Le pouvoir de Yaoundé doit se convaincre que le RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA MODERNITE DU CAMEROUN(RDMC), ne reculera devant rien le moment venu et n’acceptera pas les résultats des élections organisés et supervisées par les militants du RDPC rebaptisés « ELECAM ».
La liste ci-dessous des personnes nommées, par les fonctions qu’elles occupaient au moment de leur nomination, démontre la préméditation de la violation de la loi portant création et fonctionnement d’ ELECAM: 1-Samuel FONKAM Azu’u, Secrétaire Général et membre du comité central du RDPC, ancien chargé des mission à la présidence;
2- EBANGA EWODO Justin , ancien bâtonnier, membre de l’Onel;
3- Bomba Nkolo Cécile, membre du bureau politique du RDPC,(1996)
4- Dorothy NJEUMA, membre du bureau politique du RDPC (1996)
5- Mme SADOU Daoudou, née Lady BAWA, épouse d’ancien ministre, Militante du RDPC;
6- BABALE Abdoulaye, ancien ministre, membre du comité central du RDPC;
7- Ejake Mbonda Thomas, ancien gouverneur connu lors de la répression des étudiants tués à Buéa sous son autorité;
8- Massi Gams, pasteur révoqué de ses fonctions par l’église presbytérienne du Cameroun (EPC)
9- Mbonda Elie, ancien député du RDPC (dernière législature)
10- Adamou Ali, membre de l’Onel
11- Efa’a Ndene Bekono, membre du RDPC;
12- Mana Souanguele Jules, membre du conseil d‘Administration à la SNH, militant RDPC.
Le Directeur Général d’ELECAM M. MOHAMAN SANI est Directeur Général de l’ART (Agence de régulation des télécommunications), Conseiller technique PRC. organisme public .
Le Directeur adjoint M. ESSOUSSE Erik est ancien directeur adjoint des affaires politiques au Ministère de l’administration territoriale , chargé des missions dans les services du Premier Ministre.
Il faut noter que le Président BIYA n’a retenu aucun des noms de personnalités pourtant indépendantes proposés par l’opposition pour faire partie d’ELECAM:
Le RDMC se demande comment un Président peut-il revendiquer de lutter contre la corruption et briller par des actes de tricherie aussi notoires?
Le RDMC laisse la communauté internationale et le peuple du Cameroun apprécier les raisons de sa désapprobation. Nous appelons dès lors au ressaisissement, à la responsabilité et au retrait immédiat de ce décret qui porte les germes d’une inévitable violence politique au Cameroun à terme. Plus que tout, il hypothèque l’avenir politique de notre nation.
En tout état de cause, le RDMC appellera en temps opportun toute l’opposition véritable, le peuple et à la jeunesse du Cameroun qui veut vivre dans la liberté et la démocratie, à une résistance forte. Cette provocation vise à favoriser les inscriptions sur les listes électorales des électeurs acquis au RDPC, puis à verrouiller le processus des inscriptions par un décret présidentiel convoquant le corps électoral pour une présidentielle anticipée d’ici la fin de l’année 2009.
Bien que la Cour suprême de notre pays n’ait pas démontré son indépendance vis-à-vis du pouvoir en place, le RDMC, sans trop y croire, a demandé à ses avocats par principe républicain et surtout pour marquer l‘histoire et prendre l‘opinion à témoin, de saisir la Cour suprême en vue d’obtenir éventuellement l’annulation de ce décret qui viole manifestement la loi du 29 décembre 2006 portant création d’ELECAM.
Le RDMC met en garde les militants du RDPC ainsi nommés pour conduire entre eux, sous le label « ELECAM », un processus préélectoral qui se veut neutre, sur la gravité des actes qui les attendent. Nul ne doit sous estimer la capacité de notre peuple à réagir lorsque les circonstances l’exigent afin de se défendre contre toutes les manœuvres d’un système politique oppressif.
Le chef de l’Etat du Cameroun a posé à récurrence ces derniers temps des actes irrationnels qui interpellent sérieusement notre Parti: 1- Le recrutement sur décision du Président dans une même école normale de 6000 jeunes pour un concours de 2000 places, dont 2000 admis sur concours et 4000 autres sur recrutement qui sortiront tous avec les mêmes grades et avantages à la fin de la formation sans garantie d’intégration à la fonction publique.
2- la violation des lois qui sont inspirées par son propre gouvernement ainsi que les décrets d’application signés de lui-même.
3- La confusion des saisons quand il parle d’ « été » au Cameroun dans son discours à la nation. les turbulences alimentaires auxquelles revoient son discours ont eu lieu en février 2008 au Cameroun. Et ce n’est pas l’été, ni au Cameroun, ni en Europe.
Eu égard à cela, le RDMC a bien l’intention d’introduire à la Cour suprême du Cameroun, une requête aux fins de demande de présentation au peuple du Cameroun, du bulletin de santé physique et psychique de notre Président pour nous assurer qu’il assume bel et bien en toute lucidité, la responsabilité totale de sa charge.
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Le RDMC appelle notre peuple à rester vigilant et à croire en sa capacité à mettre un terme à ce régime dictatorial ,corrompu et foncièrement tricheur.
Fait à Paris le, 2 Janvier 2009.
Le Président du RDMC
Chief Pierre Mila Assouté.
Copie:Présidence du Cameroun.
Union Africaine
Union Européenne
Ambassade des Etats-Unis
Ambassade de France
Ambassade de Grande Bretagne
Ambassade d’Allemagne
Ambassade de Chine