|
Cameroun - Elecam : Le Sdf débouté de sa plainte par la Cour suprême de Yaoundé |
|
|
|
|
Ecrit par David Nouwou
|
|
27-01-2009 |
Un communiqué de la présidence de la République publié, hier, aux antennes du poste national de la Crtv a annoncé que la chambre administrative de la Cour suprême a débouté le Social democratic front (Sdf), après l’examen de son sursis à exécution adressé à la haute juridiction le 2 janvier 2009. Suite à la nomination des membres du conseil électoral de Election Cameroon (Elecam) l’organe désormais chargé de suivre le processus électoral au Cameroun, le premier parti de l’opposition camerounaise avait saisi la chambre administrative de la Cour suprême de bien vouloir ordonner le sursis à exécution du décret présidentiel portant désignation des membres du conseil électoral de Elecam, pour violation flagrante de la loi créant cette institution. Pour les mêmes raisons, le Social democratic front avait saisi le président de la République par un recours gracieux préalable, afin qu’il annule sa décision de nommer à la tête de cette structure des responsables qui sont majoritairement de son parti politique.
Il est tout de même bizarre que ce soit la présidence de la République, cas rarissime, qui publie aussi promptement un communiqué pour annoncer ce qui lui semble une bonne nouvelle. C’est dire que la décision de la Cour suprême est bien accueillie par la présidence de la République. Car, sans intérêt, pas d’action. Même le scandale des trafics de faux papiers dont est accusé Fonkam Samuel Azu’u, le président du conseil électoral de Elecam, ne serait que des affabulations d’une certaine presse en mal de sensations.
Et déjà, la prestation de serment de cette équipe, selon des informations, est prévue pour le 29 janvier 2009. Il était donc urgent que la Cour suprême hâte le pas, avant cette échéance.
Cette sentence vient mettre un terme à toutes sortes de spéculations. Elle fixe en même temps ceux qui avaient la naïveté de penser que toutes les voix qui se sont élevées contre la nomination des membres de Elecam, pouvaient pousser le chef de l’Etat à faire marche arrière. La suite s’annonce bien riche en rebondissements.
© La Nouvelle expression
|
|
Dernière mise à jour : ( 27-01-2009 )
|