L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
20h31mn hier vendredi 11 avril 2008, le promoteur du spectacle monte sur le podium du „Domicil Club de Dortmund“ pour introduire l’icône de la musique camerounaise devant une salle pleine à craquer et un public qui commençait à s’impatienter. Une minute plus tard, le maestro monte sur l’estrade accompagné de son orchestre fétiche.
Lorsque les premières intonations de la voix de Richard Bona s’élèvent dans la salle, il devient clair pour tous le monde que cette soirée entrera dans l’histoire. Le virtuose distillera sa magie avec tout le talent qu’on lui connaît. Il s’amusera avec son public comme s’il avait toujours été magicien dans une vie antérieure. Il va échanger avec son publique en français, en allemand et en anglais. Car polyglotte, l’artiste l’est aussi.
Richard Bona entraînera son public dans l’extase en revisitant son répertoire: « suninga », « Bobee », « kalabancoro », « O Sen Sen sen », etc.
Exceptionnel même dans l'improvisation, le maestro est parvenu à tirer de son instrument des sons multiples et insolites qui ont procuré aux auditeurs l'étrange sensation de se trouver face à un orchestre philharmonique complet. Et ce n’était que le début pour créer le lien avec son public. Un lien qui était de toutes les manières déjà là dès le premier son de la voix de ce fils béni des dieux. Jeunes, vieux, étudiants, hommes d’affaires, Vip, personne ne résistera à la magie de ce virtuose. C’est ainsi que tous reprendront en chœur toutes les chansons de la soirée.
20 minutes de légende
80 minutes après le début du spectacle, l’orchestre de Bona va se retirer du podium, laissant le public perplexe. Surtout que Richard aussi déposera sa basse de côté. C’est sur ces interrogations que le public va assister à 20 minutes qui constitueront le clou de la soirée. Le virtuose va se lancer dans un exercice qu’il est sûrement le seul á maîtriser sur la planète. Il va commencer par des incantations et des ballades langoureuses a capella qu’il enregistrera simultanément pour au fur et à mesure introduire ces enregistrements dans des ballades suivantes. Il s’emploiera aussi à faire les sons les plus insolites de sa bouche. L’ensemble donnera une partition de pure merveille, 20 minutes de magie, de folie et d’exception. Sans doute la prouesse la plus prodigieuse que cette salle de spectacle ait connu. A cet instant, Richard Bona n’était sans doute plus un être humain. Il avait cessé d’être Homme pour entrer dans le panthéon des Dieux. Et c’est d’ailleurs sans doute là que les critiques de ce monde devraient axer leurs recherches pour expliquer ce qui s’est produit ce vendredi 11 avril 2008 à Dortmund.
Un public qui en redemande
Lorsque l’orchestre du virtuose remontera sur le podium, le reste du spectacle ne fut plus que pure bonheur, l’artiste ayant préalablement transporté son public vers ce paradis enchanteur. Car s’il en existe un, Richard Bona nous aura donné une idée de ce à quoi il ressemble. Après deux heures d’un spectacle mémorable, Richard et son orchestre se retireront pour goûter à un repos bien mérité. Seulement c’est sans compter avec l’état dans lequel son public était déjà. 5 minutes d’applaudissements et de cris pousseront le virtuose À revenir sur le podium avec son orchestre. Et l’ensemble repartira cette fois pour un quart d’heure de folie enchanteresse que Bona décidera d’offrir à son public pour l’accueil.
Puis aux alentours de 22h49, l’artiste pourra cette fois définitivement se retirer. Laissant un public comblé et satisfait. Mais surtout, un public définitivement tombé amoureux de cet enfant de l’Afrique. Véritable ambassadeur de son continent et fier de ses origines qui prouve que l’excellence est aussi africaine.
L’artiste achèvera de conquérir son public quand malgré la fatigue, il se livrera à une longue séance de dédicaces et de d’autographes. Avec toujours un mot gentil pour chaque personne qui se présente devant lui. Ce qui ne manquera pas de faire remarquer que le virtuose est aussi humble. En fait cette humilité là qui est la marque des plus grands.
Pour tout dire, c’est un ange qui est passé. Et cet ange est un être fait de lumière.
Richard Bona For Ever... Ainsi, cet agence de promotion de spectacle qui monte à pas de géant aura encore réussi son pari.