Pensée du Jour
L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie.
Honoré FOIMOUKOM
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Côte d'Ivoire : Artistes ivoiriens: Le sexe, ça fait vendre ! |
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Ecrit par prestige mag
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17-12-2008 |
Dans leur quête de succès, certaines artistes ivoiriennes semblent trouver leur voie : le sexe. Elles s'en servent abondamment pour parvenir à leurs fins. Et ça marche !
Le milieu du showbiz ivoirien est complètement pourri. Le sexe y a pris une place confortable au point de régner en maître des lieux. Pour connaître aujourd'hui le succès ou pour voiler ses carences, bon nombre de nos artistes basent leur stratégie sur le sexe. Avec eux, tout se rattache à l'organe génital. Tenues vestimentaires, textes pour chansons, chorégraphies, concepts, tout est inlassablement assujetti à la vulgarité et à la bassesse. Si nos artistes n'ont pas contribué à pervertir nos sociétés, alors, ils n'en sont que leur simple reflet.
Des concepts pornographiques
Le phénomène a véritablement commencé au milieu des années 1990 avec l'avènement du Mapouka. Pourtant, c'est un groupe zouglou, ''Esprit de Yop'', qui a lancé le mouvement des chansons obscènes. Allan Bill avait chanté “Monsieur pardon, il faut enlever oh”. Cette grossièreté n'avait pas choqué à l'époque. Elle avait même été l'élément qui allait enclencher le succès de ces zougloumen. Le Mapouka s'est-il infiltré dans le sillon tracé par “Esprit de Yop” ? On ne peut l'affirmer. Mais, cette danse traditionnelle venue des régions côtières ivoiriennes allait vite être déviée de son essence originelle pour offrir au monde un spectacle qui s'apparente à la pornographie. Et plusieurs artistes s'en sont servi pour faire recette. Les “Tueuses”, “Génération mot à mot’’ et autres ancêtres du Mapouka. Aujourd'hui, plusieurs concepts se rattachant au sexe ont pris la suite du Mapouka dédja. Et, tous les artistes qui se sont aventurés sur ce chemin peu catholique, ont connu du succès. Une réussite qui n'a cependant été qu'un feu de paille. C'est le cas notamment de l'obscur Tohouyou qui avait osé chanter “Ah kpêtou !”. Un mot qui désigne dans le jargon populaire le sexe féminin. Il y a aussi le Congolais Shegal Mokonzi. Le fameux “débout kéhi nan dedandé” du Dj avait lui aussi fait un sacré tabac en 2005. La vulgarité de son concept était telle que la télévision nationale a censuré l'œuvre de l'artiste. Elloh et Mix Dj n'ont pas, eux, connu un tel sort. Mais, leur trouvaille du bobaraba était aussi scandaleuse et condamnable que celle de Shegal. Malgré les pas de danse et les paroles obscènes débitées par Mix Dj et son compère, ils ont connu le succès. Le triomphe actuel de Dj Kédjévara prend lui aussi sa source dans l'impudeur. Son concept “Tchoucou tchoucou” n'est rien d'autre qu'une invite à la débauche. Dans ses compositions, le jeune Dj ne débite que des grossièretés (position de 5h du matin, position de 4h du matin, à tchoucou tchoucou…). Mais, ça plaît. L'artiste, lui, ne peut être qu'heureux. On notera aussi le mot d'ordre scandaleux lancé par Savan Alla sur son dernier album. Invitant les jeunes filles à faire payer les dragueurs. On n'oubliera pas également de mentionner le tube à polémique de David Tayorault. Quand Totorino soutenait mordicus, qu'il disait “Qui veut bébé ?” dans sa chanson, les mélomanes déchiffraient eux, “Qui veut b…” Qui dit vrai ? Toujours est-il que cette supposée trivialité langagière de David Tayorault lui a permis de surfer sur le succès à l'époque. Ainsi va la vie en Côte d'Ivoire où pour réussir, il faut aller à l'encontre des bonnes mœurs.
Des chanteuses de plus en plus nues
A côté des cas qui viennent d'être énumérés, existent ceux des chanteuses qui ne prospèrent que par le sexe. Même des figures emblématiques de notre musique n'échappent pas à cette triste réalité. La palme d'or revenant cependant à la nouvelle génération de chanteuses conduite par Affo Love. Large tour d'horizon sur ces artistes qui font du sexe leur fonds de commerce.
Chantal Taïba
Malgré tout son talent, Chantal Taïba s'est plus distinguée ces dernières années par le caractère osé de ses tenues de scène et de ses chorégraphies. La promotrice du Matiko, qui a été dotée par la nature de rondeurs généreuses, pousse souvent le bouchon un peu loin. Ses atouts naturels, elle en use souvent de façon très provocatrice. Aussi, les tenues de ses danseuses sont très sexy et ne cachent rien de leur intimité. Et sont de nature à écorcher les bonnes mœurs. Le clip de la chanson “Ayo ayo” dédiée aux Eléphants en est une preuve palpable où les danseuses laissent apercevoir la raie de leurs fesses.
Tina Glamour
Avec Tina Glamour, tout rythme avec sensualité, sexe et vulgarité. On le sait, la mère de Dj Arafat a rarement mis en avant sa qualité vocale. Le fonds de commerce de Tina Glamour est l'érotisme. Rien que l'érotisme. C'est d'ailleurs à travers cette particularité qu'elle s'est bâtie un nom sur l'échiquier musical ivoirien. Tina, ce sont des jeux de scène torrides, des accoutrements à couper le souffle. D'ailleurs, on se rappelle encore le spectacle que la chanteuse avait livré dans une boîte de nuit au cours du duel qui l'avait opposé à Linda de Lindsay. Ce jour-là, l'initiatrice de la “sexymoulance” avait fait très fort en se mettant à poils au grand bonheur d'un public pervers.
Harmony
Harmony est une chanteuse congolaise vivant en Côte d'Ivoire. Sa première œuvre l'a propulsée en 2006 au devant de la scène musicale. Si cette belle créature s'est aussi rapidement fait un nom dans la musique, elle le doit avant tout à son style particulièrement sexy. Harmony est, sans aucun doute, l'artiste la plus sexy de Côte d'Ivoire. Ses jupes très courtes et ses pantalons taille basse ne dissimulent absolument rien de son anatomie. Et, la chanteuse en profite aisément pour se construire un nom et une carrière qui ne tiennent qu'au fil de sa vulgarité.
Affo Love
Ces derniers temps, les rumeurs les plus folles ont couru au sujet d'Affo Love. Retranchée dans son pays d'origine, le Bénin, la chanteuse a disparu des scènes ivoiriennes. Tantôt donnée pour morte ou grabataire. Mais, quel homme bien constitué pourrait-il souhaiter la disparition de la belle Affo Love ? Personne. Pourquoi ? Tout simplement parce que la Béninoise est tout un spectacle en elle-même. Elle entretient un look hypersexy à la limite de l'acceptable. Et c'est justement grâce à la bassesse de ses tenues et de ses pas de danse que madame Yaya dingo jouit d'une quelconque attention auprès du public.
Claire Bahi
La chanson “bobara fitini” de Claire Bahi se serait- elle imposée si elle était dénuée de vulgarité ? On ne le pense pas. Il est vrai que le tube de l'ex- de Fadiga de Milano fait valoir un rythme endiablé, dansant. Mais cela ne suffirait pas à rallier à sa cause si l'artiste ne faisait pas preuve de beaucoup d'extravagance dans son style. Claire Bahi fait tout pour aimanter les regards : petite culotte laissant entrevoir la naissance des fesses, ventre au vent, pas de danse très charnels, la “bobara fitini” s'y prend bien pour séduire le public. Et pervertir aussi nos enfants.
Tata Kheny
Cette ancienne chauffeuse de platine s'est jetée dans le grand bain de la musique il y a un peu plus de trois ans. Débarquée avec son concept “La festimoulance”, Tata Kheny s'est rapidement distinguée grâce au caractère vulgaire de sa danse. Qui consiste essentiellement à rouler son postérieur à un rythme sensuel. Mimant l'acte sexuel. N'étant pas dotée d'une grande qualité de chant, la Dj ne pouvait que s'adosser à cette trouvaille “très sexe”. Comme tout ce qui est rattaché au sexe marche sous nos cieux, elle a rapidement eu du succès avant de disparaître comme une météorite.
Kandice
La belle Kandice n'échappe pas elle aussi à l'étiquette d'artiste dont la stratégie est généralement adossée sur le sexe. La différence avec Kandice, c'est qu'elle n'est pas vulgaire dans son style. Son sexy soft passe un peu plus. Et, au niveau de son métier, l'affriolante chanteuse fait des efforts pour s'améliorer. Et être moins tributaire de son sexisme.
Nastou
Comédienne dans l'âme, Nastou a été attirée dans le monde de la musique par Meiway quand il a chanté “Miss lolo”. Faisant office de mascotte du Pr Awôlôwô, Nastou s'est plaît dans son nouveau rôle au point de titiller la sensibilité de certaines personnes. La comédienne des Guinols ne rate plus une occasion pour afficher ses énormes seins. Ce qui intrigue quand on sait que la jeune dame se réclame être une chrétienne. Aujourd'hui, Nastou a aussi décidé de chanter. Le clip de l'artiste- comédienne dans lequel un bataillon de dames exhibent leurs seins volumineux, a fini par convaincre sur les réelles intentions de Nastou.
A côté de ces têtes d'affiche du sexy, on peut aussi citer des chanteuses comme Essy de la Brétonnière , Shola bobaraba, le groupe BAE, Lora, Ivoire Chocolaté, Tracy. Toutes ces jeunes artistes n'ont que pour seul atout la vulgarité dont elles font preuve. Parce que musicalement, elles ne tiennent pas la route.
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Dernière mise à jour : ( 17-12-2008 )
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