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Ecrit par Habib Oumarou
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19-03-2009 |
La panne d’érection, ou dysfonction érectile, désigne l’impossibilité d’obtenir une érection suffisante pour la pénétration ou de maintenir une érection rigide. Trouble sexuel courant, elle concernerait 2 à 3 millions de français. Selon les estimations, 1 homme sur 3 après 40 ans et 1 homme sur 2 après 50 ans ont ou auront un trouble érectile. Et pourtant, seuls 15 à 20% des hommes concernés suivent un traitement.
Il convient de différencier les différents type d’impuissance afin d’en comprendre les origines ; panne occasionnelle ou impuissance permanente ou récidivante (une fois sur deux), les causes seront différentes.
Les causes psychologiques
Chez les hommes ayant des érections la nuit, au réveil, ou par masturbation, les pannes sexuelles sont souvent d’origine psychologique.
La peur de ne pas être à la hauteur avec une nouvelle partenaire, l'angoisse de la performance mais aussi l’inexpérience peuvent entraîner des pannes occasionnelles ; celles-ci disparaîtront naturellement en même temps que la complicité, la confiance au sein du couple et l’expérience grandit.
Le désintérêt érotique pour la partenaire, des problèmes relationnels au sein du couple peuvent également venir troubler le mécanisme de l’érection, tout comme le stress, la fatigue ou les soucis professionnels. Un épisode dépressif s’accompagne parfois d’une baisse de la libido et de problèmes d’érection.
Les pannes sexuelles d’origine psychologique sont réversibles ; le risque cependant est de tomber dans le cercle vicieux de la peur de l’échec, qui ne viendra qu’aggraver le problème. Le mécanisme de l'érection est en effet un mécanisme involontaire. Pour avoir une bonne érection il ne faut pas avoir peur d'en avoir une mauvaise ; il faut savoir oublier son sexe, se laisser aller à l'érotisme.
La communication au sein du couple, et le cas échéant avec un spécialiste est donc essentielle. La partenaire a également un rôle à jouer ; elle ne doit pas mettre de pression sur son partenaire en exigeant une érection, mais faire en sorte de la stimuler, notamment grâce à des préliminaires bien menés.
Les causes organiques
La dysfonction érectile peut souvent être le symptôme d'autres pathologies importantes sous-jacentes.
En l’absence d’érection la nuit ou d’érection par masturbation, on recherchera des causes organiques. Celles-ci sont de diverse nature :
- vasculaires : il s’agit d’une diminution de l'afflux sanguin à la verge et aux corps caverneux. Compte-tenu de la fréquence des maladies cardiovasculaires, cette cause est relativement fréquente.
- diabète : il peut provoquer une altération vasculaire, neurologique, un dysfonctionnement des corps caverneux.
- troubles hormonaux : un déficit d'hormones mâles (androgènes) ou un excès d'hormone hypophysaire (prolactine) peut nuire au mécanisme de l’érection. Avec l’age, le taux d’androgène diminue ; l’érection peut donc venir moins rapidement, et être moins rigide.
- certains médicaments ont des effets néfastes sur le mécanisme de l’érection ; c’est notamment le cas des anti-dépresseurs et des anti-hypertenseurs
- neurologique
- causes chirurgicales : certaines interventions chirurgicales peuvent entraîner des troubles de l'érection par lésions nerveuses.
A ces problèmes physiologiques viennent souvent s’ajouter des causes psychologiques (perte de confiance, sentiment de virilité diminuée…) qui ne font qu’entretenir le problème, d’où l’importance du dialogue et du soutien psychologique.
Les traitements
Les troubles de l’érection ne sont pas une fatalité ; des traitements existent, encore faut-il consulter un spécialiste.
Les traitements oraux, dont le fameux Viagra fait partie, agissent en facilitant la dilatation des artères péniennes. Dans ce domaine, les progrès ne cessent d’avancer.
Si un déséquilibre hormonal est à l’origine de ces troubles de l’érection, un traitement androgénique pourra être envisagé.
Des solutions de type mécanique, tels que les pompes à vide ou les implants péniens existent ; elles sont cependant réservées aux cas exceptionnels, que les traitements oraux n’ont pu améliorer.
Enfin, les injections intracaverneuses sont un recours possible en cas d’insuccès du traitement oral ou de contre-indication ; aujourd’hui il s’agit principalement d’injections de prostaglandine. Le patient effectue lui-même ces injections qui lui permettent d’obtenir une érection une dizaine de minute plus tard.
En 2006, 500 000 patients ont été traités pour une dysfonction érectile.
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