L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Zimbabwe: Tsvangirai appelle les pays d u Nord à exorciser leur haine envers Mugabe
Ecrit par Xinhuanet
11-05-2009
Le Premier ministre Morgan Tsvangirai
Le Premier ministre (PM) zimbabwéen, Morgan Tsvangirai, a appelé les Occidentaux et les donateurs internationaux à exorciser leur haine envers le président zimbabwéen, Robert Mugabe, et à assister ce pays d'Afrique australe, a rapporté dimanche journal local, The Sunday Mail.
La haine et la division sont inutiles, a indiqué M. Tsvangirai lors de son discours adressé à des centaines de dirigeants commerciaux, d'universitaires, d'activistes, et d'intellectuels à l'Université de Witwatersrand à Johannesburg, en Afrique du Sud.
"Ce que le monde n'arrive pas à comprendre c'est que le président Mugabe est non seulement l'une des sources du problème, mais qu'il constitue aussi une partie de la solution zimbabwéenne d'aujourd'hui", a-t-il souligné.
"Que cela vous plaise ou pas, le président Mugabe n'ira pas ailleurs, il restera avec nous au sein du gouvernement jusqu'à ce que nous accomplissions nos buts. Je vous prie d'unir toutes nos forces et d'avancer ensemble. L'acrimonie, la haine et la division n'aident en rien," a poursuivi le Premier ministre.
Il a demandé à cette occasion aux Zimbabwéens résidant à l'étranger de saisir les opportunités d'investissement dans leur pays natal.
Le Zimbabwe, pays riche en ressources, a besoin de soutiens financiers et techniques afin de revigorer son économie, a-t-il signalé.
En outre, M. Tsvangirai a récusé les accusations de l'étranger qu'il a commis une bourde en se joignant au gouvernement Mugabe, estimant que sa réconciliation est un geste positif qui pourra sortir le pays de la crise économique.