L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Zimbabwe: Mugabe invite les pays du Nord à cesser de juger les choix de son pays
Ecrit par Frank Douala
11-08-2009
Le leader nationaliste dénonce l'ingérence flagrante de la Grande-Bretagne et ses alliées dans la gestion de son pays
Le président zimbabwéen Robert Mugabe a fustigé lundi à Harare l’attitude de la Grande Bretagne et de ses alliés occidentaux pour leur ingérence dans la politique intérieure du Zimbabwe et a demandé à l’ex puissance coloniale de cesser se faire juge dans tous les projets des Zimbabwéens. Rendant hommage à l’Union Africaine et à la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) pour leur soutien au Zimbabwe confronté à des problèmes politiques et économiques, Mugabe s’est interrogé sur le rôle de l’Occident dans le choix de l’avenir du nouveau gouvernement de coalition.
“Nous remercions la SADC pour avoir aidé à la signature de l’Accord politique inclusif (GPA) qui a conduit à la formation de notre gouvernement d’unité", a lancé le président Mugabe.
Il a tenu a remercier également le continent africain pour avoir fait confiance à la SADC et pour avoir soutenus le pays pendant les négociations dans la quête de solution.
Le président du Zimbabwe s'exprimait lors de l’enterrement du Vice-président zimbabwéen, Joseph Msika, décédé mardi dernier à Harare à l’âge de 85 ans.
Il a accusé l’Europe et les Etats-Unis de rejeter les progrès accomplis par le gouvernement de coalition que dirige l’ancien chef de l’opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai.
“L’Europe refuse de reconnaître ce que la SADC et l’Union Africaine ont fait et insiste pour maintenir les sanctions économiques contre la Zimbabwe. L’Occident n’est pas là pour juger les arrangements politiques en Afrique. Pourquoi ne reconnaîtrait-elle pas ce que la SADC et l’Afrique ont décidé”, s’est interrogé M. Mugabe.
Les Occidentaux ont insisté pour que le Zimbabwe mette en œuvre des réformes politiques en profondeur, comme un préalable à tout déblocage de l’aide économique, dont le gouvernement de coalition formé en février 2009 a grandement besoin.
Ils ont demandé à Mugabe de renoncer à certains de ses pouvoirs au profit de Tsvangirai, à ouvrir les médias et à favoriser les libertés d’association et d’expression, avant de débloquer l’aide au Zimbabwe.