L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Rajoelina et Ravalomanana réunis à Maputo pour sortir Madagascar de la crise
Ecrit par Cyberpresse
05-08-2009
G à drte: Andry Rajoelina et M.Ravalomanana
Le nouvel homme fort de Madagascar Andry Rajoelina, le président évincé Marc Ravalomanana et deux ex-chefs d'Etat de la Grande Ile doivent se rencontrer à partir de mercredi à Maputo pour la première fois depuis le début de la crise politique en janvier dans leur pays.
Réunis sous l'égide d'une médiation internationale, les quatre hommes devraient tenter de rétablir le dialogue après la suspension mi-juin de négociations entre les quatre mouvances politiques qu'ils représentent.
Ces discussions ont notamment achoppé sur les questions de l'amnistie des condamnations à caractère politique et sur le sort de M. Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud.
Arrivés mardi dans la capitale mozambicaine, ils devraient discuter chacun de leur côté mercredi matin avec les médiateurs, avant l'ouverture officielle dans l'après-midi d'une réunion de quatre jours consacrée à cette crise.
M. Rajoelina, qui a précédé les autres chefs de file à Maputo, a déjà commencé à consulter les médiateurs de l'Union africaine (UA), de l'Afrique australe, des Nations unies (ONU) et de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).
"Nous sommes venus ici à Maputo pour chercher un consensus à travers les trois anciens chefs d'Etat à Madagascar", a déclaré mardi Andry Rajoelina. Les deux anciens présidents, Albert Zafy et Didier Ratsiraka, ont également fait part dès leur arrivée de leur "espoir" de résoudre les problèmes politiques lors de cette réunion.
Madagascar est confronté depuis début 2009 à une crise politique majeure née d'un bras de fer entre MM. Ravalomanana et Rajoelina, alors maire de la capitale Antananarivo et leader le l'opposition.
A l'issue de manifestations ayant entraîné la mort de plus d'une centaine de personnes, M. Ravalomanana, lâché par l'armée, avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à M. Rajoelina.
La communauté internationale exige depuis le retour à "l'ordre constitutionnel" et a suspendu la majeure partie de son aide au pays, l'un des plus pauvres de la planète.