L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Niger: Mamadou Tandja voit rouge et dissout le parlement
Ecrit par AFP
27-05-2009
le président Mamadou Tandja ne veut pas se contenter des deux mandats que le peuple souverain lui a accordés
L'ancien colonel de l'armée nigérienne devenu président de la république en 1999 cherche à s'éterniser au pouvoir.
La Cour Constitutionnelle nigérienne s'étant montrée hostile à son projet de référendum sur une réforme de la Constitution, Mamadou Tandja a vu rouge. Celui qui veut briguer un troisième mandat présidentiel a donc décidé de dissoudre le Parlement.
Le président du Niger, Mamadou Tandja, a dissous mardi par décret le Parlement, au lendemain d'un avis défavorable de la Cour constitutionnelle sur l'organisation d'un référendum visant à lui permettre de se maintenir au pouvoir, a affirmé la radio privée Anfani.
Cette dissolution intervient alors que les 113 élus examinent mardi une lettre que leur a adressée M. Tandja pour les informer de sa décision d'organiser un référendum sur une nouvelle constitution qui lui permettrait de rester au pouvoir au delà de son dernier quinquennat, fin 2009.
Lundi, la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, avait émis un avis défavorable à la tenue de ce référendum, estimant que l'article 49 de la constitution, sur laquelle M. Tandja veut s'appuyer, "ne (pouvait) servir de fondement à un changement de la constitution".
Cet article 49 autorise le président à convoquer un référendum sur plusieurs textes.
"Le président de la République, ayant juré de respecter et de faire respecter la constitution, ne saurait engager ou poursuivre le changement de cette constitution sans violer son serment", avait estimé la cour.
L'assemblée nationale a été élue en 2004 pour 5 ans.