L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
La CEDEAO condamne la volonté du président nigérien de se maintenir au pouvoir
Ecrit par apanews.net
17-05-2009
Le dictateur nigérien Mamadou Tandja
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) rejette le projet de référendum envisagé par le Président nigérien, Mamadou Tandja, qui veut adopter une nouvelle constitution pour briguer un troisième mandat à la tête du pays, a appris APA de source autorisée à Niamey.
« Nous n’accepterons aucune idée tendant à remettre en cause les dispositions constitutionnelles pour se maintenir au pouvoir », a affirmé devant les journalistes Dr Abdul Fattau, un haut fonctionnaire de l’organisation régionale, en marge de la réunion vendredi et samedi du Conseil des sages de la CEDEAO.
Le Président Tandja (71 ans), dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel expire en décembre prochain, a annoncé qu’il va soumettre au référendum avant la fin de l’année la mouture d’une nouvelle constitution qui lui permettra de briguer un nouveau mandat présidentiel.
« La CEDEAO condamne le projet de référendum constitutionnel que le Président du Niger veut organiser pour rester au pouvoir » a dit Dr Fattau, ajoutant que l'organisation sous-régionale pourrait être amenée à prendre des « sanctions personnalisées » contre les protagonistes de la « violation » de la loi fondamentale.
Selon lui, il s’agit d’une opposition au protocole de bonne gouvernance adopté par la Communauté, et selon lequel « aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six mois précédant une élection sans le consentement d'une large majorité des acteurs politiques ».
Le comité des sages de la CEDEAO, qui est en conclave dans la capitale nigérienne, va soumettre ses « conseils » au Président Tandja, a souligné Dr Fattau.
En plus de la coalition de l’opposition nigérienne, des formations politiques de la majorité présidentielle contestent aussi le projet d’adoption d’une nouvelle constitution qui permettra au Chef de l’État sortant de se représenter aux élections.
Deux ministres de l’Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès (ANDP, majorité) ont été limogés du gouvernement le 14 mai dernier, au lendemain de la condamnation par leur parti de la décision par le président Tandja de rempiler.
Samedi, l’Union des démocrates socialistes (UDSN-Talaka) a, de son côté, annoncé son départ des rangs de la majorité présidentielle, en raison dit-il, de « la tentative de violation de la constitution ».
Par ailleurs, le principal allié du président Tandja, la Convention démocratique et sociale (CDS) dirigée par le président de l’assemblée nationale, Mahamane Ousmane, a également dénoncé l’idée de convoquer un référendum pour adopter une nouvelle constitution.