L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo invite les Gabonais à éviter le scenario ivoirien
Ecrit par apanews.net
10-06-2009
Le président ivoirien, Laurent Gbagbo
Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, invite les Gabonais à éviter le scénario de la Côte d’Ivoire où « une question de succession mal réglée » a conduit ce pays phare de l’Afrique de l’Ouest à une guerre éclatée le 19 septembre 2002.
« Je souhaite que le Gabon ne rentre pas dans la situation où est rentrée la Côte d’Ivoire à cause d’une question de succession mal réglée », a expliqué à APA M. Gbagbo, ajoutant que ce genre de crise, même si elle ne se transforme pas en guerre, est préjudiciable au développement ».
« Bien que je connaisse bien Ali Bongo et Mme Pascaline, la fille du président Bongo, ce n’est pas à eux que j’ai écrit », a encore dit le président gabonais, précisant qu’il enverra des personnes rencontrer ces deux enfants du président défunt.
« Pour l’heure, j’ai écrit à la présidente du Sénat parce que c’est la voie de la constitution. J’espère que les Gabonais vont être plus sages que les Ivoiriens ne l’ont été » a-t-il ajouté en invitant « à préserver le pays de tous les tourments que nous connaissons aujourd’hui et dont nous sommes, heureusement, en train de sortir ».
« C’est mon souhait le plus ardent parce que si le Gabon arrivait à connaître une crise semblable à celle que nous connaissons, ce serait difficile pour lui et pour l’ensemble de l’Afrique centrale », a prévenu le président ivoirien estimant qu’il faut que « les Gabonais restent dans la voie constitutionnelle et évitent le schéma ivoirien qui ne conduit pas à de bonnes choses ».
Le président du Sénat, Mme Rose Francine Rogombé, a succédé ce mercredi matin au chef de l’Etat, Omar Bongo Ondimba, décédé lundi à Barcelone, en Espagne, des suites d’une crise cardiaque. Elle a prêté serment conformément à l’article 13 de la constitution, comme président de la République par intérim.
Mme Rogombé devra, selon les termes de cette constitution, organiser des élections présidentielles sous 45 jours.